jeudi 8 janvier 2026 - 15:36
L’impératif spirituel face à la Jahiliyyah mondiale – Élever l’âme contre la déchéance du corps

Hawzah/ Lors de sa session hebdomadaire à la Grande Mosquée de Qom, l’Ayatollah Abdollah Javadi Amoli a offert une analyse profonde de la condition humaine, s’appuyant sur la Sagesse 191 de Nahj al-Balagha. Le sermon a opposé la nature éphémère et vulnérable du corps, cible constante des calamités terrestres, à la permanence et au potentiel d’enrichissement de l’âme immatérielle. Au-delà de cette réflexion métaphysique sur la mortalité, l’érudit a lancé un appel retentissant aux enjeux sociopolitiques contemporains, identifiant les injustices mondiales actuelles comme des manifestations directes de la Jahiliyyah (l’ignorance barbare) nécessitant un retour urgent à la tutelle divine.

Qom (A.P.Hawzah)- Lors de sa session hebdomadaire d’éthique tenue à la Grande Mosquée de Qom, l’Ayatollah Abdollah Javadi Amoli a disséqué la Sagesse 191 de Nahj al-Balagha, dressant un tableau sombre de la réalité terrestre et du corps humain face à la mort inéluctable.

Il a souligné, citant l’Imam Ali (a.s.a.s., que l’être humain est constamment exposé aux fléaux, aux souffrances et à une érosion progressive de son existence matérielle. Chaque jour qui passe est un pas de moins vers la vie et un pas de plus vers la déchéance corporelle, le corps étant la “cible des fatalités” vers lequel convergent maladies et malheurs.

L’érudit a insisté sur la nécessité d’une distinction fondamentale entre l’attachement aux plaisirs corporels et la reconnaissance de la réalité spirituelle et immuable de l’âme. Alors que les biens et les succès mondains sont intrinsèquement liés à la perte d’autres atouts – une loi de la vie matérielle –, le corps agit, consciemment ou non, comme le “collaborateur de sa propre mort” (a’wān al-manūn). Seule l’âme, en tant qu’entité immatérielle, est capable de croissance et d’enrichissement continu par la connaissance, la réflexion et le culte, particulièrement valorisés durant le mois sacré de Rajab.

Concernant les enjeux sociétaux et contemporains, l’Ayatollah a affirmé que la mission essentielle du système de l’Imamat et de la communauté est l’éradication de la Jahiliyyah (l’ignorance pré-islamique). Il a noté que bon nombre des injustices et des illégalités observées dans le monde actuel ne relèvent pas de la simple ignorance, mais constituent une manifestation claire de cette Jahiliyyah politique et sociale.

La sortie de cette situation, a-t-il conclu, réside dans le retour au Logos coranique, à la tradition prophétique (Ahl al-Bayt) et à la tutelle divine, tout en priant pour la préservation du régime islamique et une gouvernance juste, exempte de corruption et de gaspillage.

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